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Avant de vaper… J’étais fumeur!…

…Lorsque l’on parle de vape il est essentiel de se souvenir que cette pratique est utilisée dans le but de cesser le tabagisme. La vape a pour vocation de se substituer à la fumée des cigarettes par une vapeur qui sera inhalée en offrant des sensations relativement proches de celles fournies par une cigarette. C’est une manière de s’administrer de la nicotine qui a permis a beaucoup de fumeurs un sevrage très rapide du tabac…

Un gros passé de tabagisme…

J’ai moi-même fumé des cigarettes blondes pendant 33 ans.

Après avoir fumé ma première cigarette je suis très vite arrivé à une consommation quotidienne de 40 cigarettes par jour.

Tant que j’ai été fumeur je n’ai pas le souvenir d’avoir beaucoup connu les « cigarettes plaisirs ». Bien sûr il y en avait quelques unes que j’appréciais après les repas mais la plupart étaient fumées de manière compulsive et écrasées sans même y penser…

Le plus souvent le besoin de fumer était impérieux et associé à une forte sensation de manque, par exemple pour aller à la boulangerie à deux pas de chez moi il m’était indispensable d’avoir ces précieuses cigarettes dans la poche… Le trajet aller étant une belle occasion d’en griller une et le trajet retour celle d’en griller une autre…

megotsQuelques années insouciantes ont passé mais après 4 ou 5 ans de ce tabagisme insensé j’ai voulu arrêter de fumer car j’avais bien conscience de l’absurdité de cette dépendance…

…Dépendance à un produit qui me rendait déjà malade deux fois par an. Deux fois par an je faisais des bronchites carabinées, mais même ces épisodes de bronchites ne pouvaient m’empêcher de fumer. Entre deux quintes de toux j’arrivais à m’envoyer quelques bouffées nerveuses de cette horrible fumée qui me brûlait les bronches, les antibiotiques étaient toujours indispensables pour sortir de ces épisodes infectieux…

…Je me souviens d’une bronchite particulièrement sévère, celle-là avait réussi à me clouer au lit avec des pointes à 40° de température. Je dormais dans une sueur collante et me réveillait frissonnant d’un froid glacé. Malade… L’arrière gorge irritée comme frottée au papier de verre et avec du feu dans la trachée, je me souviens m’être tiré du lit pour aller allumer une cigarette. Titubant de fièvre, cette cigarette était impossible à fumer car la fumée ne passait pas, elle me faisait trop tousser et elle m’empêchait de respirer… Cette cigarette m’était indispensable pourtant car la sensation de manque était trop forte… Quelle misère!… Je me souviens alors m’être dirigé vers le flacon de pulmicort (corticoïde en inhalation) d’un membre de mon entourage et de m’en être envoyé deux ou trois bonnes bouffées pour m’anesthésier les bronches et pouvoir enfin fumer cette indispensable mais divine et maudite cigarette…

Avant de prendre ma dose de clamoxyl et d’aller me recoucher.

Des luttes épuisantes…

J’ai tenté de nombreuses fois de lutter contre ce tabagisme asservissant: Acupuncture. Puis les cigarettes sans tabac TNB qui, à une époque, étaient vendues en pharmacie. Patchs (sur prescription médicale et qui coûtaient les yeux de la tête)… La volonté et puis les gommes et les comprimés de nicotine… La méthode Carr et les « plans de 5 jours« … En 33 ans de tabagisme j’ai réussi à arrêter deux fois pendant deux mois à chaque fois. Cela s’est fait au prix d’un étrange changement de caractère dont mon entourage se souvient…

Cesser de fumer était pour moi très difficile et pendant ces courtes périodes d’abstinence en ouvrant les yeux, dès le réveil, ma première pensée était: « ah oui!… Aujourd’hui je ne fume pas…« … Et je me levais lourd de cette contrainte et de ce combat qui allait se mener le jour durant jusqu’au coucher le soir. Le besoin de fumer était envahissant et revenait en vague tout au long de la journée…

Bien sûr des fringales incroyables accompagnaient ces journées et je m’empiffrais littéralement de tout ce qui se mange et voilà comment on prend trois kilos par mois… Il m’arrivait de penser que pour moi l’acte de respirer était associé à la prise d’une cigarette. Jamais je n’avais mes poumons autant ouverts à l’air ambiant qu’en prenant une longue bouffée de cigarette.

Il n’y a que le Champix* ou le Buprobion que je n’ai pas tenté car la fameuse « levée de l’inhibition » connue dans cette classe de médicament aurait pu être explosive dans mon cas, c’est du moins ce que j’en pensais.

arreter le tabac

Après avoir fumé quelques 350 000 cigarettes (et c’est une estimation basse) je ne voyais plus trop comment me dépêtrer de tout ça.

Pour finir j’avais vraiment décidé de cesser toute lutte et je souhaitais continuer à fumer le plus joyeusement possible sans me prendre la tête étant donné que je jugeais cette lutte définitivement perdue jusqu’à la fin de ma vie…

Les premières vapeurs…

C’est sur mon lieu de travail qu’un jour de septembre 2013 Ophélia, une collègue, est venue avec une trousse d’écolière en forme de vache et elle m’a dit: « Thierry tu devrais essayer ça…« . Cette trousse contenait deux petites batteries Ego munies d’atos avec un petit embout en plastique pour y mettre du liquide. Il y avait aussi des fioles goût cola, cerise et menthol… Devant mon air étonné elle a ajouté: « Tu en parlais l’autre jour, je te les prête et tu essayes, moi je n’en ai pas besoin »…

…Idée un peu étrange mais je me souvenais effectivement avoir parlé de ça lors d’une conversation…

J’ai emmené ce matériel chez moi et j’ai commencé à l’utiliser. J’utilisais ce vaporisateur le soir en regardant la télé et très vite je me suis rendu compte que son utilisation me permettait de me passer de trois ou quatre cigarettes le soir et que cela était facile et ne me demandait absolument aucun effort…

J’étais tout de même dubitatif et du temps a passé. J’ai utilisé ce vaporisateur quotidiennement pendant presque deux mois et je ne fumais presque plus le soir chez moi. La journée je laissais le vaporisateur à la maison et je fumais des cigarettes…

Cela m’a quand même décidé à acheter mon premier kit et après avoir fait des recherches sur internet il m’est apparu que le matériel le plus performant en entrée de gamme à l’époque était un clearomiseur T2… Mon objectif était une diminution de 5 cigarettes par jour… Quelques semaines auparavant cet objectif m’aurait semblé impensable…

Le 6 novembre 2013 au matin j’ai reçu le kit. Je suis parti travailler et en sortant du travail à 21 heures 30 je me suis installé au volant de ma voiture et j’ai allumé une nouvelle cigarette… Et je ne savais pas que c’était la dernière… Je suis rentré chez moi. Le temps de remplir les tanks et de visser les atos je me suis vite rendu compte que ce T2 apportait une vape bien supérieure en qualité à celle des petits tanks plastique des egoT.

Le lendemain j’ai décidé d’emporter le matériel sur moi. J’avais un paquet de cigarette dans la poche et le briquet aussi bien sûr… Je me suis dit que j’allais vapoter le plus possible et fumer une cigarette quand j’en aurais envie… Et vous avez compris que sans me forcer, sans contrainte, sans effort et sans manque je ne fumais plus du tout !

Sur le plan physique je ne ressentais aucun manque en revanche j’étais psychologiquement parfaitement paumé. Comment une méthode aussi efficace pour cesser le tabac pouvait exister sans faire les gros titres des journaux? Etais-je un cas à part? Que m’arrivait-il?… J’étais très très enthousiaste et un peu exalté aussi… Travaillant dans un hôpital j’ai parlé de cela aux blouses blanches que je croisais et j’ai rencontré beaucoup de regards mornes…

Je me suis énormément demandé ce qui était en train de se passer et comme personne dans mon entourage proche ne vapait j’ai fini par rechercher des informations sur internet…

La vape libre…

vive.la.vape.libreSur internet j’ai découvert le forum ecigarette et ses 60 000 inscrits (à l’époque) et les chaînes youtube de Vaping Vince puis celles de Vap Erod et de Sayyadina Vapote. Ce sont les premiers youtubers que j’ai suivi. Ils ont accompagnés mes premiers pas de vapoteur… Je tiens ici au passage à les remercier encore! (malheureusement Vince n’est plus parmi nous mais les vapoteurs ne l’ont pas oublié !).

Dans ces vidéos, au-delà de l’aspect technique concernant le matériel (ce qui au fond, à ce moment-là, m’intéressait modérément), ces youtubers savaient transmettre un peu de cette volupté qui est propre à la vape et qui n’existe pas du tout dans le tabac. Ils montraient au jeune non-fumeur que j’étais que vaper était une pratique en mouvement, évolutive, et que chaque inconfort – que ce soit au niveau gustatif ou qu’il concerne le volume de vapeur par exemple – avait une solution. Ces youtubers m’ont appris que cette petite batterie Ego et ce T2 de mes débuts étaient juste un tout premier aperçu de ce que pouvait offrir la vape… Et que cette vape là me permettait d’arrêter de fumer et me donnait la possibilité de le faire dans des conditions confortables, sans souffrance et sans manque… Pour me permettre de quitter mon passé de gros fumeur à tout jamais… Tout simplement…

« Tout simplement… » comme aurait ajouté une deuxième fois Vaping Vince.

 

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